dimanche 4 avril 2010

CR 29/03/2010

La pupille ignorée des mers m' invite.
Elle prend forme de lune et je plonge dans ce silence sourd.
Je me retrouve entre ses cratères et me glisse dans son univers.
Immense inconnue, elle me prend dans ses yeux de mer et ses larmes de fond me bercent.
Au réveil tire-veille je la croise laçant ses haricots de mer.
Je m'allonge et bulle, c'est simple.
Épanoui englobé de forces comme venues d'un autre monde.
Je prend conscience de son corps et de la nature, oubliant les frustrations humaines.
Ses yeux azurs des beaux jours me supportent et sa chevelure ondule pour me prévenir d'une de ses colères lointaines.
Ses cils couverts d'écumes blanche s'écarquillent en tourbillons.
L'un d'entre eux s'approche étourdissant et me remonte en court-bouillon.
Je surf sur sa rétine, je saute à son clin d' oeil.
Me retenant à ses sourcils laminaires, j'aperçois dans sa pupille le reflet de sa lentille qui fait des étales de mer d'huile à mes sentiments.
Et l'azur laisse place à l'obscur et aux limons phosphorescents.
Aux calmes bains de ses nuits pures, suis j' une poussière d'infirme amant.
Nageant sous ses paupières clauses pleines de rêves ondulants.

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